L’agroforêt
Les Blaireautin•es se déploie sur plusieurs parcelles certifiées en Agriculture Biologique dans un rayon de 1 km.
Le cœur de ferme se compose d’un jardin-forêt de 2 000 m2. Lieu de récoltes et de pédagogie ouvert à la visite de mai à octobre, ce jardin ressemble à ce que tout•e jardinier•ère pourrait créer, même avec un jardin réduit, une cour ou un balcon.

À quelques mètres de là, un verger ancien de 1 500 m2 de pommiers, poiriers, pruniers et cerisiers haute-tige est conduit sans aucun traitement. À part des extraits de plantes fermentées, les Blaireautin•es est entièrement zéro-phyto.

Plus loin, 2 hectares de prairies sont en cours d’implantation selon les principes de l’agroforêt – en trois mots : imiter la forêt. Les productions, non irriguées, sont multiétagées, certifiées en AB et très diversifiées – fruits, petits fruits, plantes aromatiques et médicinales, vannerie, bois.

Chaque espace est entremêlé de zones laissées en libre évolution (haies, fauche différenciée, habitats variés, mares naturelles, …) pour favoriser le biocontrôle grâce aux auxiliaires des cultures. Des arbres et arbustes autres sans productions directement valorisées sont plantés pour entretenir la fertilité du sol, pour abriter des espèces sauvages, pour le plaisir et la beauté des lieux, et certains sont issus de semis spontanés ou semés ; tous coexistent avec les espèces récoltées.



Enfin, une zone humide et un bosquet couvrent 1 ha. Ces parcelles ont vocation à être préservées pour servir de support à des animations sur l’environnement. La zone humide dans laquelle avaient été creusés des drains ouverts pour permettre à des moutons de pâturer seront démantelés en s’inspirant de la médecine castor.

L’ensemble des parcelles constitue une ferme conduite en « agroforesterie permaculturelle » (cf. mes pratiques). Celles et ceux qui y travaillent peuvent s’y épanouir. La santé des sols et des êtres vivants est sine qua non. L’usage du pétrole et des intrants extérieurs (plantes, graines, compost, paille, terreau) sont fortement réduits. Les dynamiques naturelles sont favorisées, l’autonomie des cultures et la non-irrigation recherchées. L’entraide agricole, le recyclage, les compétences et les essences fruitières locales sont privilégiés. Enfin, le partage des savoir-faire et des surplus est l’objectif.

